| J'ai eu la surprise de trouver différentes mentions
concernant l'un de mes lointains aïeuls et cela m'a intrigué, ma curiosité ayant été
piquée au vif, j'ai décidé d'en savoir plus. Julien
POISSONNET né avant 1640, décédé le 19 janvier 1677 à BOISCOMMUN
Officier du Roi
Ecuyer de la compagnie Cent, Gentilhomme du Roi
Fourrier Gentilhomme.
Après plusieurs recherches sur l'Internet j'ai pu trouver ces quelques
renseignements sur des sites de nos cousins Canadiens.
Ces quelques renseignements permettront peut être à certains ayant eu la même énigme
à résoudre de trouver des réponses.
La Compagnie des Cent-Associés ou Compagnie de la
Nouvelle-France, est lune des sociétés auxquelles le roi de France a
confié le développement, la découverte et lexploitation de la Nouvelle-France.
Créée en 1627 par le cardinal de Richelieu, cette société regroupe alors une centaine
dassociés qui promettent de peupler la Nouvelle-France en y envoyant, en 15 ans, 4
000 colons exclusivement recrutés parmi la population française catholique. La compagnie
qui détient le monopole de la traite, ne réalise pas cette promesse. En 1645, elle
transfère son monopole de traite en Amérique du Nord (à lexception de
lAcadie), à la Communauté (ou Compagnie )des Habitants.
La Compagnie des Cent-Associés a été dissoute le 24 février 1663.
Le sceau de cette compagnie montre la figure allégorique d'une femme debout sur
les flots, tenant de sa main gauche un lis de jardin et de sa main droite une croix
latine, le tout sur un champ semé de fleurs de lis entouré de l'inscription « ME
DONAVIT LVDOVICUS DECIMUS TERTIUS 1627 » (Louis Treize m'a donnée 1627). Le contre-sceau
porte un navire voguant sur les flots et l'inscription : « IN MARI VIAE TUAE » (C'est
sur la mer qu'est ta voie). |
| Chacun des Cent Associés doit fournir au moins 3 000
livres et encourager activement le peuplement de la Nouvelle-France. En retour, les Cent
Associés reçoivent tout le pays du pôle Nord jusquà la Floride, ainsi quun
monopole sur la traite des fourrures.
Toutefois, le cardinal Richelieu insiste sur le fait que les associés «doivent peupler
la colonie avec des colons français et catholiques. » Cette directive du cardinal, et du
roi Louis XIII, nexclut pas nécessairement les Huguenots français; elle vise
plutôt à exclure les non-Français. Quant aux Huguenots, même si on ne les exclut pas,
on ne les encourage pas nécessairement à immigrer au Canada.
La population en Nouvelle-France nétant que dune centaine de personnes en
1627, cette politique du cardinal Richelieu veut dire que, sous le régime français, la
Nouvelle-France est avant tout catholique et française.
Les résultats de la «Compagnie des Cent Associés» : Au début des années 1660, la
Compagnie peut se vanter davoir attiré plus de 5 000 immigrants. «On retrouve
parmi ces immigrants des membres des trois groupes sociaux de lépoque: 3 % de
nobles, 8 % de bourgeois et le reste en "petites gens"; la plupart de ceux-ci
sont venus liés par un contrat (dordinaire de trois ans) qui leur assure la
traversée, un salaire annuel et même le retour, sils désirent rentrer en France
à lexpiration du contrat. »7
Les nouveaux immigrants peuvent choisir de retourner en France ou de sétablir
définitivement au Canada. La plupart (on dit les deux-tiers) choisissent de retourner en
France à la fin de leur contrat. Donc, en 1660, il ny a pas beaucoup plus de colons
installés définitivement en Nouvelle-France quil n'y avait en 1627.
Le nouvel immigrant est généralement un homme (80 %) et lâge moyen est de 24 ans.
En général, il est célibataire et a reçu peu déducation quoique 57 colons
puissent signer leur nom. Même si son contrat le lie à la «Compagnie des Cent
Associés» pendant trois ans, le colon qui choisit de rester au Canada attend
généralement encore deux ans avant d'entrer en possession de son propre terrain. Les
hommes célibataires attendent généralement cinq ans après leur arrivée avant de se
marier, tandis que pour les femmes, qui ne sont pas encore nombreuses au Canada, le délai
nest que dun an.
Puisquun faible nombre dimmigrants choisit de sétablir définitivement
en Nouvelle-France, l'utilité «Compagnie des Cent Associés» est remise en question par
le roi de France.
En 1663, la population canadienne est denviron 3 000 habitants, une belle
augmentation par rapport aux quelque 100 personnes de 1627. Toutefois, ces 3 000 Français
sont noyés au milieu des quelque 90 000 Anglais établis en Nouvelle-Angleterre.
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